Histoires de plumes...

Quelques conseils

           Toutes les plumes que j’utilise proviennent de la mue naturelle des oiseaux, à l’exception des plumes d’oiseaux dits de basse-cour (coq, poule, pintade, pigeon, canard, oie…). Je lave et je désinfecte toutes ces plumes avant utilisation. Je m’approvisionne en plumes rares auprès de collectionneurs, d’éleveurs ou de vendeurs spécialisés, qui respectent la charte de Washington sur la protection des oiseaux.

Conseils d’entretien :

      A l’état naturel, les plumes ne sont pas fragiles, elles protègent les oiseaux de la pluie, du vent, des attaques de nuisibles et de bien d’autres dommages. Les oiseaux savent les entretenir et leur rendre tout leur éclat lorsqu’elles sont abimées.
      Une fois tombées de l'oiseau et réutilisées en plumasserie, elles restent généralement robustes mais certaines précautions sont à respecter :

  •  Evitez de trop les mouiller, vous n’avez pas de bec pour les lisser ensuite ! Si cela arrive néanmoins, pas de panique, on peut très bien les sécher à l’aide d’un sèche-cheveux réglé à chaleur moyenne, et tenu à 25 cm minimum, elles retrouveront tout leur gonflant. 
 
  • Vous pouvez les « recoiffer » délicatement avec une vieille brossette à mascara, propre et sèche, mais éloignez les de toute projection de laque, qui collerait  les  barbules entre elles. Là, une seule solution, les passer à la vapeur douce du fer à repasser pour les décoller (toujours à une distance d’au moins 25 cm) et les sécher ensuite comme indiqué ci-dessus.
 
  • Comme la laine et la soie, les plumes font le régal des mites ! Alors rangez-les dans une boîte hermétique avec une tablette de cèdre pour les protéger. Si vous souhaitez les imprégner de votre parfum (c’est très agréable !) vaporisez à bonne distance pour ne pas coller les barbules, et juste un nuage…

 
           J’espère que vous profiterez ainsi longtemps de leur éclat et de leur douceur. Si besoin, n’hésitez pas à me questionner à l’adresse suivante : contact@plumoiselles.com


les oiseaux

Il existe près de 10 000 espèces d’oiseaux sur notre planète, du minuscule colibri qui ne pèse que quelques grammes, jusqu’au plus grand l’autruche. Malgré de nombreuses différences, tous les oiseaux ont un point commun : ils pondent des œufs, il leur serait impossible de porter leurs petits comme le font les mammifères, car ils seraient alors trop lourds pour voler, ce qui reste leur fonction première, même si certains ne volent plus du tout.
Les oiseaux possèdent tous deux pattes et deux ailes. Ce sont les seuls animaux à avoir le corps couvert de plumes

Reproduction
L’œuf est couvé par les parents (biologiques ou adoptifs!) dans un nid. L’incubation, c'est-à-dire la période de développement du petit dans l’œuf jusqu'à l’éclosion, est variable : de 10 à 12 jours pour un petit oiseau comme la fauvette à 84 jours pour un oiseau de grande taille comme l’albatros.
L’oisillon se développe dans l’œuf. Le jaune (sac vitellin) lui fournit la nourriture et le blanc le protège des secousses et des variations de température. Une coquille dure protège l’ensemble.

Morphologie
Les ailes, le bec et les griffes des oiseaux sont adaptés à leur mode de vie. L’aigle est doté de puissantes ailes qui le maintiennent dans les airs, tandis que les plumes de sa queue en éventail lui permettent de se diriger. Les serres sont en position pour saisir une proie que l’oiseau dépècera avec son bec crochu.

Les ailes
La forme des ailes varie selon le type de vol. L’albatros est muni de longues ailes adaptées aux vents océaniques. Les oiseaux rapides et agiles, comme les martinets et les hirondelles, ont des ailes effilées et pointues. Celles des colibris peuvent se mouvoir dans presque tous les sens. Avec leurs larges ailes, les buses et les vautours planent des heures, portés par les courants aériens. Les ailes des faisans sont adaptées à un vol battu rapide.

Les pattes
Les pattes des oiseaux qui se perchent ont trois doigts vers l’avant et un vers l’arrière. Les oiseaux de mer ont les pattes palmées. Les doigts de l’autruche sont adaptés à la course. Les rapaces ont des serres puissantes qui leur permettent de tuer leurs proies.

Le bec
Tous les oiseaux possèdent un bec avec lequel ils peuvent picorer, filtrer, casser des graines dures ou dépecer de la chair. La forme du bec varie en fonction du régime alimentaire de l’oiseau. Le bec des oiseaux de proie, comme l’aigle, est épais et crochu. Les perroquets ont un bec fort qui leur permet de casser de grosses graines. Les échassiers fouillent le sable de leur long bec effilé à la recherche de petits organismes. Avec son bec, le toucan parvient à attraper les baies situées à l’extrémité de branches très fines. Le bec des canards est fait pour attraper l’herbe au bord de l’eau et pour fouiller la boue à la recherche de graines. Leur très long bec effilé permet aux colibris d’aspirer facilement le nectar des fleurs profondes.

Les plumes
Les plumes ont une forme ou une couleur singulières, selon les espèces et selon leur positionnement sur le corps de l’oiseau. Les plus grandes et les plus résistantes sont des plumes de vol : les rectrices, plumes de la queue, et les rémiges, plumes des ailes . Les plumes de couverture, plus petites, couvrent l’ensemble du corps. Enfin, la structure mousseuse du duvet conserve la chaleur au plus près du corps.
Le plumage est déperlant, il protège le corps de l’oiseau de la pluie, de la neige, des embruns. Il lui tient chaud en emprisonnant de l’air dans le duvet. Il lui donne une forme aérodynamique adaptée à son mode de vie.
La couleur lui sert de camouflage ou, au contraire, de signe distinctif pendant la période de reproduction.
Les plumes sont composées de kératine, une protéine que l’on retrouve dans les écailles des reptiles ainsi que dans les poils et les ongles des mammifères (et dans nos cheveux !).

Quelques oiseaux singuliers :
- Le manchot et le pingouin ne volent pas, leurs ailes leur servent à se propulser sous l’eau. Leurs plumes ressemblent à des gros poils.
- Chez l’autruche, la faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes, qui lui permet de courir aussi vite que des mammifères. Ses pattes n’ont que deux doigts, elle se repose sur le doigt intérieur, le plus développé, lorsqu’elle court.
- Les émeus, casoars, nandous et kiwis font également partie des oiseaux coureurs qui ne volent pas.
- par contre et bien qu’elles volent, les chauves-souris ne sont pas des oiseaux, mais bien des mammifères !

espèces protégées

C'est la charte de Washington qui définit les espèces protégées: chasse, commerce, utilisation, élevage.... Il est utile de s'y référer quand on a un doute!